Métabolisme et Nutrition

HORMONOTHÉRAPIE ET PRISE DE POIDS 1

La baisse de la testostéronémie liée à l’hormonothérapie entraîne une prise de poids et une modification de la composition corporelle (répartition masse musculaire et masse grasse), surtout pendant la première année de traitement.

Il a été constaté en particulier :

          • Une prise de poids allant de 1,5 à 4 kg après la première année de traitement.
          • Que ces variations touchent plutôt les patients jeunes (< 65 ans) et non obèses (indice de masse corporelle < 30 kg/m2).
          • Que ces variations peuvent entrainer jusqu’à 10% d’augmentation de la masse grasse.

La prise de poids accompagnée d’une réduction de la masse musculaire aurait pour conséquence une augmentation du risque de pathologie chronique et de la mortalité. 1

HORMONOTHÉRAPIE ET DÉRÈGLEMENT MÉTABOLIQUE DE L’ORGANISME 1

Les traitements de suppression androgénique peuvent induire une altération des paramètres métaboliques de l’organisme et donc potentiellement augmenter le risque du syndrome métabolique. Il implique :

  • Une obésité abdominale
  • Une hypertension artérielle
  • Un taux faible de HDL cholestérol
  • Une glycémie à jeun élevée
  • Un taux élevé de triglycérides

Ces facteurs entraînent une augmentation du risque
cardiovasculaire.

PRIVILÉGIEZ UN BON ÉQUILIBRE ALIMENTAIRE 1

« Manger équilibré » signifie manger de tout en quantité suffisante et raisonnable

  • Faire au moins 3 repas par jour
  • Varier l’alimentation pour éviter les carences
  • Privilégier les fruits et les légumes
  • Éviter l’alcool
  • Bien mâcher les aliments
  • Faire durer le repas au moins 20 minutes
  • Limiter les aliments trop gras en privilégiant les matières grasses d’origine végétale
  • Ne pas manger trop salé ni trop sucré
  • Boire suffisamment d’eau au cours de la journée (au moins 2 litres d’eau par jour)

ATTENTION AU RISQUE DE DÉNUTRITION 2,4

  • Lors de votre traitement, il peut arriver que certains effets indésirables entraînent par exemple une diminution de l’appétit ou des désordres digestifs. N’hésitez pas à en parler à votre médecin. 2
  • Le jeûne thérapeutique ou la diminution de vos apports caloriques (hors indication médicale) peuvent être dangereux et n’ont pas d’effet bénéfique prouvé sur l’évolution de votre maladie. 4

PRÉVENTION
& ASTUCES
PRATIQUES ! 2,5

  • Conservez un bon état nutritionnel
  • Privilégiez les graisses d’origine végétale
  • Conservez une activité physique régulière et évitez la sédentarité
  • Ne vous resservez pas 2 fois d’un plat
  • Supprimez les grignotages entre les repas
  • Assaisonnez vos plats pour varier les plaisirs
  • Réduisez les apports en sel et les aliments salés
  • Diminuez l’apport en sucre, boissons sucrées ou alcoolisées et pâtisseries du commerce

Attention

Les conseils présentés dans cette fiche ont un caractère général. Ils doivent être adaptés à votre situation, selon vos habitudes alimentaires et les contre-indications liées à votre état de santé. Votre médecin saura vous orienter chez un spécialiste pour vous aider à prévenir et réduire les situations nutritionnelles délétères ou à risque. 2,3

1. Tzortzis V et al. Adverse effects of androgen deprivation therapy in patients with prostate cancer: focus on metabolic complications. Hormones 2017;16(2):115-123
2. Comment s’alimenter pendant les traitements ? Alimentation et cancer, La ligue contre le cancer, Novembre 2017
3. Recommandations nutrionnelles, INCa 2022
4. Jeûne, régimes restrictifs et cancer, INCa, Novembre 2017
5. Impact des facteurs nutritionnels pendant et après cancer/Rapport, collection Etat des lieux et des connaissances, INCa, septembre 2022

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